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vendredi 13 janvier 2017

L'amie prodigieuse, tome 1 : Enfance, Adolescence, Elena Ferrante


Note : ****


Présentation de l'éditeur, Gallimard:

"Je ne suis pas nostalgique de notre enfance: elle était pleine de violence. C'était la vie, un point c'est tout: et nous grandissions avec l'obligation de la rendre difficile aux autres avant que les autres ne nous la rendent difficile."

Elena et Lila vivent dans un quartier pauvre de Naples à la fin des années cinquante. Bien qu'elles soient douées pour les études, ce n'est pas la voie qui leur est promise.
Lila abandonne l'école pour travailler dans l'échoppe de cordonnier de son père. Elena, soutenue par son institutrice, ira au collège puis au lycée. Les chemins des deux amies se croisent et s'éloignent, avec pour toile de fond une Naples sombre, en ébullition.

Formidable voyage dans l'Italie du boom économique, L'amie prodigieuse est le portrait de deux héroïnes inoubliables qu'Elena Ferrante traque avec passion et tendresse.



Lire le début



L'auteur :

Elena Ferrante est un pseudonyme. Personne ne sait exactement qui elle est, même si certains poussent leurs investigations loin, je préfère garder la volonté d'anonymat de l'auteur.

Elle est déjà auteure de plusieurs livres (romans, recueil) : L'Amour harcelant, Les jours de mon abandon, La Frantumaglia.

En 2011 a été publié le premier volume du cycle "L'amie prodigieuse", une tétralogie sur un quartier napolitain des années 50.


Ma critique :

Je me suis laissée gagner par la fièvre de la quadrilogie "L'amie prodigieuse" et j'en suis ravie !

Ce 1er tome relate l'enfance et l'adolescence de tout un quartier napolitain dans les années 50 avec un focus sur la narratrice, Elena et sa relation amicale quelque peu fusionnelle et destructrice avec Lila.
J'ai beaucoup aimé cette relation d'admiration, de confrontation, de dépassement et de stimulation intellectuelle. Jusqu'au ira-t-elle ?

Il y a beaucoup de "buzz" autour de cette auteure mais moi ce qui me marque c'est cette capacité à nous narrer presque 15 ans de vie sur plus 400 pages alors qu'il ne s'y passe peu de choses. Comme tous les romans d'apprentissage, bien sur, on suit l'évolution de nos personnages et pas que les 2 principales, on s'attache réellement aux copains, aux copines, aux mamans, aux papas et aux intrigues. Alors ces toutes petites choses qui fondent les êtres prennent au fur et à mesure de l'ampleur et du sens pour comprendre tel ou tel personnage.

Un autre personnage est ce quartier napolitain étouffant, angoissant, violent dans ses propos et ses actes, sclérosé par la pauvreté, le pouvoir de l'argent, l'honneur familial qui se transmet de génération en génération et qui pèse de tout son poids de la naissance à ...peut-être la vieillesse (je dois lire les autres tomes pour cela). le quitter est difficile et l'envie de le quitter l'est encore moins.

Alors notre petite héroïne avec ses supers notes, va-t-elle prendre son courage à deux mains et tout quitter pour se retrouver elle-même ?

Vite la suite ...

(je n'ai pas mis les 5 étoiles parce que tout au long du livre, j'avais en tête l'ambiance générale du livre de Laurent Gaudé, le soleil des Scorta et il m'a apporté un véritable plus pour vraiment donner de l'ampleur aux propos d'Elena Ferrante qu'il me manquait quelque part ...)

Quelques citations relevées :

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C'était comme si, par quelque vilain tour de magie, la joie ou la douleur de l'une impliquaient la douleur ou la joie de l'autre.

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Elle s'arrêta pour m'attendre et, quand je la rejoignis, me donna la main. Ce geste changea tout entre nous, et pour toujours.

*********************************************************************************   Il n'existe aucun geste, aucune parole ni soupir qui ne contienne la somme de tous les crimes qu'ont commis et que continuent à commettre les êtres humains.               
 
       
Fiche technique :

Editeur: Gallimard    Date d'édition : Octobre 2014    400 pages




lundi 25 juillet 2016

La dame au petit chien, Anton Tchechov

Note : *****


Présentation de l'éditeur, Librio:


Comme deux oiseaux migrateurs enfermés dans des cages séparées... Gourou et la dame au petit chien sont faits l'un pour l'autre. Leur amour est violent, brûlant. Et pourtant si douloureux... Pourquoi a-t-elle déjà un mari ? Et lui une femme ? Pourquoi doivent-ils se cacher, vivre comme des voleurs ?

Comme la vie dont ils se contentaient naguère leur semble aujourd'hui médiocre, étriquée ! Et comme ils voudraient s'en affranchir! Mais pourront-ils briser ces chaînes qui les retiennent ? Assumer leur bonheur? Vivre enfin?



Accès au livre



L'auteur :


Anton Pavlovitch Tchekhov ou Tchékhov1 (en russe : Антон Павлович Чехов2), né le 29 janvier (17 janvier) 1860 à Taganrog (Russie) et mort le 15 juillet 1904 à Badenweiler (Allemagne), est un écrivain russe, principalement nouvelliste et dramaturge.

Tout en exerçant sa profession de médecin, il publie entre 1880 et 1903 plus de 600 œuvres littéraires ; certaines pièces souvent mises en scène à l'heure actuelle — La Mouette, La Cerisaie, Oncle Vania — font de lui l’un des auteurs les plus connus de la littérature russe, notamment pour sa façon de décrire la vie dans la province russe à la fin du XIXème siècle.


Ma critique :

Première nouvelle que je lis de cet écrivain russe.

L'histoire et la thématique est semblable à beaucoup d'autres du 19eme siècle : la rencontre qui changera notre vie, l'amour, la passion.

Je ne suis pas émerveillée par sa plume ni par ses personnages. Je n'ai pas été embarqué dans cette aventure frivole.

Quelques citations relevées :

Dans cette constance, dans cette indifférence complète à la vie et à la mort de chacun d'entre nous, se dissimule peut être le gage de notre salut éternel, du mouvement continu de la vie sur terre, de la perfection continue.
                       
Fiche technique :

Editeur: Librio          Date d'édition : 1996 (1899)   122 pages

Pour aller plus loin :



Extrait video de la pièce de Claude Merle


Extrait du film "Les Yeux Noirs" tiré de la dame au petit chien


vendredi 15 juillet 2016

Le joueur, Fédor Mikaïlovitch Dostoïevski



Note : *****


Présentation de l'éditeur, Librio:

Le jeu brûle tout. Il est la passion. Il est le rêve. L'enfer et la démesure. Le révélateur des abîmes de l'âme et l'ignoble concentré de la comédie bourgeoise. Il est l'argent!

Autour de ses tapis, le général déchu se fait l'esclave du marquis et attend le décès de la richissime Baboulinka, sa tante. Hypothèques... Héritages...Intrigues... Corruption morale sur fond de bonnes manières. Qui donc résistera à ce tourbillon de folie?

Dans ce désordre furieux, Alexis succombe à son tour au cancer du jeu. Le jeune précepteur veut séduire l'intraitable Pauline, belle-fille de son employeur. Il est pauvre et doit devenir riche. Il veut surprendre et se tuerait pour ça.

Sur Roulettenbourg, ville d'eau paisible, souffle le vent du gâchis. Une tempête frénétique emportant les derniers fétus d'une vieille Europe en lambeaux...





L'oeuvre



L'auteur :


Fédor Mikaïlovitch Dostoïevski naquit à Moscou en 1821, la même année que Flaubert et Baudelaire. A cette période, en Russie, la production littéraire se concentre autour de Pouchkine (qui meurt en 1837) et de Gogol (qui meurt en 1852).

Pour situer le contexte politique, on peut notamment expliquer que la Russie connait sa première vague de contestation démocratique portée par l'aristocratie libérale contre l'absolutisme de Nicolas Ier ; en 1825, un complot est découvert et la rébellion est étouffée. C'est l'Affaire des Décembristes.

Après des études d'ingénieur à Saint-Pétersbourg, Dostoïevski se consacre à la littérature tout en participant à des réunions clandestines de libéraux (où il s'initie à la doctrine de Fourier et au socialisme utopique), qui s'insurgent contre le régime autocratique des tsars. Arrêté en 1849, il est envoyé dans un bagne de Sibérie pendant cinq ans. A sa libération, il se remet à écrire intensément et entreprend de nombreux voyages en Europe, ce qui lui permet d'avoir un panorama très large sur son temps, et d'acquérir une solide culture générale (il avait traduit Eugénie Grandet de Balzac en 1843), malgré ses graves difficultés d'argent.

C'est en 1865 que paraissent Crime et Châtiment, et Le Joueur. Puis, c'est au tour de l'Idiot en 1868, l'Eternel Mari en 1870, Les Frères Karamazov en 1879, et le Discours sur Pouchkine l'année suivante.

Il meurt en 1881.


Ma critique :

Le joueur fait partie de ces livres "petit mais costaud" qui en une centaine de pages développe tant de sentiments, dévoile tant de l'être humain et des vices de l'aristocratie du XIXème siècle.

Dostoïevski dresse un portrait peu flatteur des mœurs bourgeoises européennes de cette époque ; tout n'y ait qu'hypocrisie, quête d'argent, de statut, manipulation des uns, discrimination des autres, ...

Et au milieu la passion qui les anime, passion amoureuse et passion du jeu ; passion qui pousse à la folie, à la psychose. Laquelle sera la plus dangereuse pour l'Homme ? Laquelle supplantera l'autre ?

On ressent dans ce court roman le mépris qu'il a pour les populations françaises, allemandes, polonaises qui ne vivent que pour l’argent alors que les russes vivent de passion, certes, destructrices.

Ecrit en 27 jours, ce court roman n'est pas le meilleur mais on y retrouve la plume descriptive des personnages si propre à Dostoïevski. Le joueur est plus ou moins autobiographique car Dostoïevski a lui aussi été repoussé par une femme et a sombré longtemps dans le jeu.

Quelques citations relevées :

Quand un pareil tempérament s'engage dans une telle voie, il n'en peut plus sortir ; c'est un traîneau lancé sur une pente de glace : toujours plus vite, plus vite, jusqu'à l'abîme.
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L'homme est despote et la femme est bourreau. Vous, particulièrement, vous aimez beaucoup à torturer.
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J’aime mieux me vautrer comme un Russe, ou m'enrichir à la roulette. Je ne veux pas, moi, devenir un Hoppe et Cie dans cinq générations. Moi, l'argent, je le veux pour moi-même, et je ne me considère pas comme une part indispensable et indivisible du capital
                             
Fiche technique :

Editeur: Plon           Date d'édition : 1887     120 pages


Pour aller plus loin :

Lecture du livre




Bande-annonce du film de Claude Autant-Lara

lundi 20 juin 2016

L'ami retrouvé, Fred Uhlman

Note : *****


Présentation de l'éditeur, Gallimard:


Agé de seize ans, Hans Schwarz, fils unique d'un médecin juif, fréquente le lycée le plus renommé de Stuttgart. Il est encore seul et sans ami véritable lorsque l'arrivée dans sa classe d'un garçon d'une famille protestante d'illustre ascendance lui permet de réaliser son exigeant idéal de l'amitié, tel que le lui fait concevoir l'exaltation romantique qui est souvent le propre de l'adolescence.

C'est en 1932 qu'a lieu cette rencontre, qui sera de courte durée, les troubles déclenchés par la venue de Hitler ayant fini par gagner la paisible ville de Stuttgart. Les parents de Hans, qui soupçonnent les vexations que subit le jeune homme au lycée, décident de l'envoyer en Amérique, où il fera sa carrière et s'efforcera de rayer de sa vie et d'oublier l'enfer de son passé. Ce passé qui se rappellera un jour à lui de façon tragique.

L'auteur :

Fred Uhlman naît en janvier 1901 à Stuttgart en Allemagne, dans une famille juive peu pratiquante. Au début de son adolescence éclate la Première Guerre mondiale, et avec elle, une crise métaphysique de l’auteur face à l’existence de Dieu. Déçu par la religion, il va ensuite l’être par sa patrie.
Après des études de droit au sein du lycée de Stuttgart, Uhlman s’installe comme avocat. Mais les tensions entre nazis et communistes se multiplient, l’antisémitisme grandit et en 1933, Hitler est élu au pouvoir. Uhlman quitte alors l’Allemagne pour Paris, avant de s’installer finalement en Angleterre.
À partir de 1940, il se consacre pleinement à ses deux passions : la peinture et l’écriture. C'est en prison que Fred Uhlman pratique pleinement sa passion pour la peinture puisqu'il est arrêté en raison de ses origines allemandes qui font de lui un parfait suspect. Une fois libéré de prison, il est naturalisé britannique.
En 1971 il publie L'Ami retrouvé, une autobiographie romancée. Il publie ensuite La Lettre de Conrad dans laquelle Hans reçoit une lettre de son ami expliquant pourquoi il a participé à un complot contre Hitler.
Il meurt le 11 avril 1985 à Londres.

Ma critique :

Il est rare que de petits livres comme celui-ci marquent le lecteur après une seule heure de lecture - je pense à la Métamorphose de Khafka, à le Joueur d'échec de Zweig ou encore Effroyables Jardins de Quint , et bien d'autres ...
Eh oui, L'ami retrouvé peut supporter ces comparaisons car sur la base d'une amitié entre deux allemands va se jouer beaucoup d'enjeux personnels, contrariés par les influences familiales et politiques.

Nous sommes en 1932, début de la montée au pouvoir d'Hitler et du nazisme et les idees phares du mouvement commencent à se rependre comme une "odeur de crottin" - acide et persistante. Mais nos deux héros, en plein adolescence, sont loin de se préoccuper de cet impact politique. Non, eux se délectent de la culture, la vraie, celle qui n'a pas de nationalités, ni de religion, en passant de Goethe à Baudelaire en passant par Tolstoï, en admirant ces grands auteurs comme les plus grands peintres ou encore les antiquités grecques ou latines.
L'adolescence a une fin qui se détermine par un retour à la réalité et là, dans notre contexte la réalité est absurde, injuste et incompréhensible mais elle aura raison de cette amitié infaillible que tout deux recherchait, adulait, exultait. Quoique ...

Ce livre est très intense dans sa lecture parce que dès le début on sait que notre narrateur a été profondément marqué, blessé par une amitié déçue. Cette intensité vient également du fait que les sentiments de Hans et Conrad vont parfois au delà de l'amitié, ils sont pris par une réelle passion quasi-amoureuse.
Ce livre fleure la nostalgie, la mélancolie, tant dans cette amitié perdue que dans ce pays qu'il a abandonné et même renié. Au gré des descriptions on ressent ce mal du pays qui bouleverse le narrateur et par son biais l'auteur.

Ce livre ravira les collégiens,lycéens et adultes dans l'approche de la 2nde guerre mondiale et les bouleversements humains au quotidien.


Quelques citations relevées :


Tout ce que je savais, c'est que c'était là ma patrie, mon foyer, sans commencement ni fin, et qu'être juif n'avait fondamentalement pas plus d'importance que d'être né avec des cheveux bruns et non des cheveux roux.
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"Ne me regarde pas avec ces yeux de chiens battus ! Suis-je responsable de mes parents ? Y suis-je pour quelque chose ? Me blâmerais-tu parce qu'ainsi va le monde ? N'est-il pas temps pour nous deux de faire preuve de maturité, de re noncer au rêve et d'affronter la réalité ? "
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Fiche technique :

Editeur: Gallimard            Date d'édition : 1978                122 pages


Pour aller plus loin :

La bande-annonce du film, réalisé par Jerry Schatzberg, en 1988

Quelques oeuvres de Fred Uhlman peintre




jeudi 14 janvier 2016

La métamorphose, Kafka


Note : *****


Présentation de l'éditeur, Flammarion :


Un beau matin, Gregor Samsa, fils d'une famille de petits-bourgeois à l'existence médiocre, se réveille changé en un coléoptère monstrueux. Face à cette transformation aussi soudaine qu'inexplicable, c'est le comportement de tout son entourage qui se métamorphose... Régi de bout en bout par une implacable logique, La Métamorphose (1915), récit cocasse et terrifiant, est le plus célèbre des textes de Kafka.

L'auteur :
Franz Kafka est né à Prague, alors capitale de la Bohême, qui faisait partie de l'Empire austro-hongrois, d'une famille juive peu religieuse.

Très tôt, il s'intéresse à la littérature (ses premiers écrits ont disparu, sans doute détruits par Kafka lui-même) et aux idées socialistes. Après son baccalauréat, il étudie le droit et entre au service d'une compagnie d'assurances. À côté de son travail, il continue d'écrire, suivant un programme journalier particulier : le matin, il travaille au bureau ; à midi, il dort quelques heures ; ensuite, il va se promener, dîne avec des amis, pour se mettre à écrire le soir, une activité qu'il continue tard dans la nuit.  Ses deux œuvres les plus connues sont La Métamorphose et le procès mais il écrira aussi La Colonie pénitentiaire, Le Château, L'Amérique et Le Terrier.

En 1917, il tombe malade et meurt dans un sanatorium près de Vienne, en 1924, à l'âge de 40 ans.

Ma critique :

Quelle étrange lecture que celle-ci ! Il faut dire que je m'y suis reprise à deux fois : la première fois, j'ai lu le début et je dois dire que la métamorphose m'a angoissée puisque le soir même je rêvais de cloportes énormes dans ma maison. J'ai donc attendu quelques semaines avant de m'y remettre ...

Passé le début de la transformation, j'ai plus été "choquée" .. interpellée plutôt, non pas par la métamorphose en elle-même mais le récit naturel d'un phénomène tout à fait surnaturel, c'est ce qu'on appelle le style kafkaien, une absurdité normale en quelque sorte.
Pourtant je suis une fan de l'absurde mais l'absurde poussé à fond : Stéphane de Groodt, Ionesco, ... mais lorsque l'absurdité est maîtrisée à la Kafka, c'est fort et c'est fort perturbant, on ne peut pas en rire, ni en pleurer. Doit-on plaindre Gregor? non il a pas l'air si gêne que ça en fin de compte, il veut continuer sa petite vie de cafard puisqu'il est ainsi ...

L'intérêt de ce livre n'est pas dans la métamorphose en elle-même mais les conséquences psychologiques, sociologiques qui n'ont rien de fantastiques pour le coup. C'est pour cette raison que ce livre est inclassable...

Je l'ai trouvé très intéressant dans le développement qu'il fait de cette métamorphose : l'isolement, la perte d'appétit, de relations sociales.
En une nouvelle, il a su disséquer les rapports humains et mettre en exerce le matérialisme : tu ne sers plus à rien dans la société, dans la famille au contraire tu es gênant, on te met de côté, on t'élimine ... c'était en 1912.

Et maintenant ?

Quelques citations relevées :

"Tout de même se dit, se dit Gregor, quelle vie tranquille menait ma famille", et tout en regardant droit devant lui dans le noir il éprouvait une grande fierté d'avoir pu procurer à ses parents et à sa sœur une vie pareille dans un appartement aussi beau.
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Mais dans le même temps il n’omettait pas de se rappeler qu’une réflexion mûre et posée vaut toutes les décisions désespérées.
                                         
Fiche technique :

Editeur: Flammarion                  Date d'édition : 1999     136 pages


Pour aller plus loin :

Voici une petite vidéo bien ludique qui donne une interprétation de le métamorphose :